Natacha Sansoz est une artiste française basée au Pays Basque (FR) .

 

Son rapport au travail est compulsif. Elle aime expérimenter la matière et me former régulièrement à de nouvelles techniques (sérigraphie, feutrage de laine, multimédia) pour enrichir ses installations. Régulièrement elle collabore avec d’autres artistes, mais aussi des techniciens, des artisans, des industries. Cet enrichissement permanent l’amène vers des univers inconnus et inscrit son travail dans le réel de l’autre. Elle accorde beaucoup d’importance au geste. Elle a besoin d’être dans l’action. Efficace et généreuse elle cherche à rendre son art accessible. Son processus de création s’inscrit dans la durée. Elle pense davantage en terme de projet que d’oeuvre. Elle pars souvent du réel. Comme un chercheur, elle commence par s’informer et s’appuie sur des faits historiques, sociaux, économiques, environnementaux. Elle mime la réalité, puis la transforme. L’humour a une part importante dans ses installations. Par le détournement d’objets, d’images, de logos, de faits, de mots, elle joue avec des problématiques sociétales, familières et amène souvent le public à prendre part à ses oeuvres. Ses installations sont chargées de références. Elle accorde beaucoup d’importance au détail. Elle donne beaucoup mais elle invite le public à aller chercher les « codes de décryptage », invitant le public à jouer, tout comme elle le fais en créant. Ces dernières années, elle sait attachée à développer trois projets abordant notre rapport au travail, traités à travers le prisme de la fibre et plus largement du vêtement. Chaque projet est ancré dans l’identité transversale d’un lieu, d’un territoire.

Sa proposition plastique : 

Trois cartographies en feutrine, à partir de laine seront suspendues aux alentours de la propriété et en son sein. Chacune d'elle aura un traitement et une taille différente et sera tendue sur un châssis carré, ou hexagonal en bois. Cette installation ferait écho au travail du tannage des peau à l’époque des Hommes préhistorique. Couleurs, broderies, symboles,

échantillons de flore, sont autant de techniques ou d'éléments de support qui orneront les « cartes/peau ».

La carte est un outil qui permet de matérialiser les espaces et les axes des mouvements. Le travail agricole dans la production d’oies ou de canard et en déplacement vers les pays de l’est (Bulgarie principalement). Le travail et délocalisé, il est nomade comme les tribus préhistoriques. A partir d'un travail d'observation mais aussi de recherches topographiques, scientifique, historiques, j'ai réalisé plusieurs cartes, topographies sensibles sur la notion du travail, du déplacement. Les cartes seront personnalisées à partir de différents graphismes schématiques qui reprennent l'image du virus de la grippe aviaire, responsable de la crise agricole qui touche leur exploitation mais aussi le mouvement des migration des hommes dans le monde. Image, dessin devenu signe, symbole.