Prélude - Rapprochement #4 - Les jardins de la cité

Château de Coarraze (Pleine de Nay - Pyrénées Atlantiques)

1/3

1/7

Les objectifs de l’événement s’inscrivent aussi dans des rapprochements avec d’autres lieux qui partagent les mêmes considérations. Les projets sortent des murs de la ferme Bignalat pour élargir les possibles résonances des questionnements que sont ceux du projet Rapprochement.

Le château de Coarraze est inscrit sur un territoire rural. Historiquement, il est la demeure d’enfance du roi Henri IV, proche des paysans et du travail de la terre. Le lieu, symbolique d’une démonstration du pouvoir, défend des projets qui valorisent le territoire rural et ses acteurs, pour un engagement économique plus social et environnemental. L’œuvre exposée est une résonance entre notre patrimoine bâti et notre patrimoine naturel, racine de nos fondamentaux.

Les jardins de la cité

de Marie Labat

Installation, dessins numériques, impression sur tissu, bois osb 4.

 

L’installation est composée de structures en bois, dont les formes évoquent les structures ornementales du jardin à la Française. Celles-ci sont couplées à des compositions numériques imprimées sur tissu. 

 

L'environnement du lieu, entre ville et campagne, associé à son inspiration architecturale néoclassique  et son jardin sont au centre de la recherche artistique.

 

Le jardin comme il existe à la période du néoclassique est le lieu qui fait lien entre les deux conceptions de l'espace, urbain et rural. Les dispositifs ornementaux présents dans la conception du jardin à la Française donnent à voir une maitrise des végétaux accompagné de figures symboliques antiques. 

 

L'installation, Les jardins de la cité, est une représentation actuelle de la ville et de la campagne. Entre réalité et fiction, les compositions associent le mythe de la Toison d’or, souligne la notion de sacrifice, associée aux territoires et à l'organisation des éléments vivants dans un questionnement sur nos exploitations forestières en zone rural et l’utopie des nouvelles villes « vertes ». L'installation détourne des symboliques et des formes graphiques associées aux jardins à la Française, dans des compositions aux couleurs et contrastes forts pour nous amener à la réflexion de l’humain dans son environnement, l'organisation qu'il en fait et la façon dont il consomme ses espaces naturels.